Utiliser Facebook au travail : attention aux risques

Créé en 2004 par le jeune américain Marck Zuckeberg, Facebook est un média social qui n’a pas tardé à intégrer le quotidien de nombreuses personnes à travers le monde. Pratique et utilisable même par les mobinautes, il n’y a quasiment pas un lieu où l’on ne peut faire usage de Facebook. D’où l’importance de faire appel à une agence de community management pour sa communication sur Facebook. Cependant, l’utilisation de Facebook dans certains lieux fait courir de lourds risques : c’est le cas dans les milieux professionnels. Découvrez dans ce billet les risques de l’utilisation de Facebook au travail.

 

Le dysfonctionnement ou le ralentissement du rythme de travail

Baisse de la productivité au travail à cause de Facebook

L’un des risques fondamentaux qui découlent de l’utilisation de Facebook en milieu professionnel est le ralentissement du rythme de travail. En effet, comme la plupart des médias sociaux, Facebook offre à ses utilisateurs la possibilité de se distraire à travers la consommation de divers contenus multimédias (photos, vidéos, etc.).

Plongé dans cet univers, l’employé ne devient que présent de corps à son poste de travail. Il se rend à peine compte de ce qui se passe dans son environnement. Comment peut-il alors répondre promptement aux tâches qui lui sont attribuées ?

Le fonctionnement de toute entreprise se déroulant suivant une chaine de productivité bien déterminée, le salarié qui utilise Facebook au travail sera sans doute le maillon perdu. L’activité professionnelle peinera ainsi à s’accomplir, car les autres employés qui dépendent de ce dernier pour la mise en œuvre de certaines diligences seront momentanément bloqués.

 

La baisse de productivité ou du rendement

L’utilisation de Facebook est une attitude chronophage qui empiète sur le rendement de son auteur et par ricochet sur la productivité de l’entreprise.

Quelle que soit la raison pour laquelle l’employé décide de faire usage de Facebook, il a tendance à y consacrer plus de temps. Il peut vouloir juste répondre à un commentaire ou à un message et tomber sur une vidéo, une photo ou une longue publication qui l’emporte.

Au finish, le temps censé être mis au service de l’entreprise est gaspillé. Les travaux devant être faits sont bâclés ou non accomplis. L’entreprise se retrouve avec moins de biens et services qu’elle aurait pu fournir si cet employé ne lui avait pas détourné le temps qui lui revenait conformément aux dispositions du contrat de travail. Cette baisse de productivité peut ne pas être vite remarquée. Mais, évaluée à moyen ou long terme, elle est énorme.

 

La dégradation des relations professionnelles

Dans une atmosphère de dysfonctionnement ou de ralentissement des activités professionnelles couronné par la baisse de la productivité, les relations professionnelles en font les frais. Deux cas de figure peuvent se présenter :

Dans un premier temps, sans connaitre réellement la source de ces effets néfastes, l’employeur peut commencer par modifier le règlement intérieur de l’entreprise quitte à restreindre la liberté des employés dans l’entreprise sans dépasser les limites que la loi lui reconnaît. La confiance qu’il avait en chacun d’eux serait remise en cause. Les critiques sur les travaux non accomplis ou mal exécutés ne tarderont plus à se faire entendre.

Dans un second cas de figure, à défaut de surprendre le salarié en pleine utilisation du réseau social Facebook, l’employeur peut être informé par un collègue. À ce stade précis, la dégradation des relations professionnelles peut aller au-delà des simples critiques et prendre l’allure d’une sanction.

Pour savoir comment réagir dans ces cas, vous pouvez pendre contact avec notre agence social media compétente et experte en matière de gestion de crise.

 

Les sanctions juridiques liées à l’utilisation de Facebook au travail

Les risques juridiques de Facebook au travail

Les sanctions sont les plus grands risques auxquels s’exposent les employés ou salariés qui utilisent Facebook en milieu professionnel. Il s’agit essentiellement de trois types de sanctions à savoir : les sanctions disciplinaires, le licenciement et les sanctions pénales.

Les sanctions disciplinaires constituent des peines civiles moins graves infligées à l’employé dans le cadre de l’exécution du contrat de travail. La mise à pied est la plus courante des sanctions disciplinaires que les employeurs, aussi bien ceux du public que du privé ont recours.

La prise des sanctions disciplinaires oblige l’employeur au respect de certaines règles, notamment celles relatives à la prescription de faits et aux formalismes prévus par les dispositions du Code du travail.

L’utilisation de Facebook en milieu professionnel est passible de sanctions disciplinaires surtout si le salarié abuse de sa liberté d’expression à travers ce média social.

Elle peut tout de même être qualifiée de faute grave et constituer le cas échéant une cause réelle et sérieuse de licenciement.

C’est ce qui résulte de la décision n° 08-45.253 de la chambre sociale de la Cour de cassation française en date du 9 février 2010. Selon cette jurisprudence, 41 heures de connexion à des fins non professionnelles sur internet en un mois caractérisent une faute lourde de nature à valoir un licenciement.

Par ailleurs, le salarié qui utilise Facebook au travail risque des poursuites judiciaires. Il s’agit notamment des poursuites pour injures publiques ou diffamation si les conditions prévues en la matière par la loi sont remplies.

La meilleure façon de vous prémunir de ces situations est de faire appel à une mission de community management afin de découvrir le rôle des réseaux sociaux.

 

Diffamation dans un cadre privé ou public

Selon le format des échanges sur Facebook, la personne qui dénigre ou réalise un diffamation va encourir des risques différents. La jurisprudence a accordé des limites aux cas où les salariés échanges des avis et des opinions dans un cadre privé. Comme dans des messages par exemple. Ou encore si les messages sont paramétrés pour une diffusion privé.

En revanche, si les messages diffusés sur Facebook le sont dans un cadre public, l’employé ou la personne à l’origine de la diffamation risque une sanction jusqu’au licenciement.

 

Au delà de la sanction, l’image de la marque employeur et de l’employé

L'impact de Facebook sur la marque employeur

Les cas de mauvaise utilisation de Facebook se sont multiplié ces dernières années. Et pas toujours en direction de la hiérarchie. Des affaires ont été relayé dans les médias comme celle où un employé mené la vie dure à un stagiaire. Ou encore celle d’une soirée entre collègue de travail habillé tout en noir pour se moquer avec dérision des personnes de couleurs.

Ici on remarque 2 faits intéressants : les faits ne se déroulent pas qu’au travail. Les faits ne sont pas forcément à destination de l’employeur ou d’un manager. Cela n’a pas empêché les sociétés de licencier les personnes à l’origine de ces publications afin d’éviter que les agissements de leurs salariés entachent leur réputation et leurs images.

La pression des médias et du grand public ont attiré l’attention des entreprises qui ne laissent plus passé des agissements contraires à leurs valeurs. Comme pour une gestion de crise, elles sont prêtes à réagir en cas de dépassement.

Le mieux serait de déconnecter de Facebook et de vous connecter sur vos temps de pause. Si un problème se pause avec votre hiérarchie, le mieux est d’en parler directement ou d’utiliser les services de vos représentants du personnel ou des syndicats.

 

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